Brillante idée, le constructeur Chevrolet propose aux internautes de créer leurs propres spots de pub à partir de ses videos. Le résultat est parfois inattendu

MAJ: comme c’est bizarre, le constructeur semble avoir retiré la video …. 

(vu sur Cuverville.org)

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Vous n’avez pas fini d’en entendre parler, ce sont les fondations de la mesure d’audience qui sont en passe d’être ébranlées. Le problème n’est pas nouveau mais il est désormais impossible de le négliger. De quoi s’agit-il. Une grande partie des mesures qualitatives et quantitatives de l’audience des sites internet (dites “site centric”) dépend de l’utilisation de cookies sur les PC des utilisateurs. Problème, la suppression régulière de ces cookies peut compromettre cette mesure. Cette suppression est un sport ancien mais qui jusqu’à ces dernières années était un phénomène stable, marginal pour les analyses habituellement réalisées sur une période de un mois. Le succès de l’ADSL a bouleversé la donne en généralisant l’installation des logiciels anti-spyware conçus pour protéger des machines connectées en permanence sur le réseau et victimes des chevaux de Troie.

Des mesures bidons
Ces anti-spywares ont la facheuse tendance à rescenser les cookies, inoffensifs, au même titre que les spywares même s’ils ne leur attribuent un niveau de menace minimal. Résultat la plupart des utilisateurs novices effacent de plus en plus régulièrement la totalité des cookies présents sur leurs PC. La crainte des menaces virales conduit également d’autres utilisateurs à bloquer les cookies, souvent involontairement, en imposant un niveau maximal de sécurité sur leurs machines. Bref le phénomène n’est plus marginal et on découvrait en mars 2005 chez Jupiter Research que près de 40% des utilisateurs pouvaient supprimer leurs cookies sur un même mois ! Chiffres confirmés en septembre 2005 par Nielsen Netratings qui évalue le désastre entre 9% et 47% suivant les sites. En clair la mesure des visiteurs uniques site centric est tout simplement bidon. problème c’est sur elle que repose un certain nombre de données qualitatives comme le taux de fidélisation ou d’assiduité des lecteurs.

C’est l’association américaine des professionnels de la mesure d’audience (la WAA, Web Analytics Association) qui a décidé de tirer la première en ciblant les éditeurs d’anti-spyware. Ceux-ci sont accusés de cibler sciemment les cookies pour donner une vision flatteuse des performances de leurs logiciels. De l’autre côté les professionnels de la mesure “user centric” basée sur des panels d’utilisateurs (Nielsen Netratings associé à Mediamétrie en Franc, Comscore de Jupiter Research) en profitent pour vanter les mérites de leur mesure. Laquelle souffre par ailleurs de biais tout aussi discutables, pour d’autres raisons. Bref le chaos.

Le ROI en question
On pourrait sourire de cette bataille mais les enjeux sont critiques: ces données décident du calcul des parts de marché, très prisées des agences de pub, et sont au coeur des calculs de ROI. Difficile de certifier des audiences mensuelles dont la fiabilité ne dépasse pas les 60%… Une mesure de performance vitale pour des milliers d’entreprises qui achètent les programmes de mots clés de Google, Overture ou Miva. Sans parler des programmes d’affiliation dont les calculs de rémunération dépendent étroitement des durée de vie des cookies (modifiés souvent au grès des intérêts des marchands soit dit en passant).

Parmi les pistes de recherche pour contouner le problème: fusionner les mesures user et site centric” ou modifier la période de référence du calcul pour préserver des données “site centric” fiables et la possibilité de comparer l’audience des sites. Le premier choix est celui de Mediamétrie en France, les résultats n’ont pas encore convaincu d’après ce que j’ai pu comprendre, il faut bien admettre que fusionner deux mesures approximatives n’a jamais fait une mesure fiable. L’autre choix est celui de l’OJD (Diffusion Controle) qui étudie, à l’usage des médias, la pertinence d’une mesure hebdomadaire sur le modèle de ce qui se pratique en Grande-Bretagne. Je participe d’ailleurs aux discussions. Un choix qui autorise le classement des sites mais ne répond pas à aux besoins des calculs de ROI et de fidélisation. Pour ça, la balle est dans le camp des mesureurs.

Mise à jour (30 mars): Cyril vient de préciser très franchement les raisons de son départ   , Christophe s'explique à l'occasion d'un entretien filmé. Ils sont tous les deux d'accord sur un point: cette affaire concerne un problème "d'affectation des personnes" :-)  L'exercice est plutôt difficile et je m'abstiendrai de commenter mais j'avoue que les "49% des parts qui ne valent rien" (voir la fin du billet de Cyril) me rappellent les meilleurs moments de la Netéconomie. J'en suis désolé. Fin MAJ

Agitation dans le microcosme aujourd'hui, Cyril Fievet claque bruyamment la porte de Pointblog.com, je suis plutôt content des messages de sympathie qu'il reçoit. Son franc-parler en général lui rapporte plus de critiques que de soutiens. J'ai beaucoup d'estime pour lui, en particulier pour son intégrité sans faille et sa passion discrète et têtue pour les petites inventions, les mécanos technologiques qui façonnent les sociétés modernes. Cyril faisait du blog quand ca n'avait pas de nom, il diffusait des vidéos quand personne ne pouvait les regarder. Le genre de truc qui forge le caractère après 10 ans de neteconomie. Je sais qu'il a le blues depuis quelques temps. Je ne reviendrais pas sur la petite affaire Poinblog, on en a causé, petits mensonges merdiques, ego à deux balles, l'envers du décors bien trop classique façon Neteconomie 1.0. La routine. La fatigue.

Cyril est un type sérieux. Son blues c'est aussi celui qu'inspire le spectacle affligeant d'une blogosphère française qui peine à se structurer avec méthode, qui malgré des individualités brillantes et inspirées ne parvient pas développer une crédibilité collective. Le syndrome gaulois. A peine née deja compromise dans les relations incestueuses et les tripatouillages des agences de com, les parties de touche pipi, les querelles d'egosbraillements désordonnés et immatures, la politique de bistrot, le trollisme érigé en art, la complaisance ou l'hystérie. Son point de ralliement, la critique des médias. Critique méritée mais on attend toujours le scoop citoyen. Tout ça pour accoucher, après tant de bavardages, des mêmes errances et du même ridicule, jusqu'au pathétique. Culture du buzz dirigée par une économie du buzz.

Faut-il le dire, on rêve d'autre chose. On le trouve parfois, heureusement, chez tel ou tel artisan méticuleux, une bande de copains, rarement en tête d'affiche. On aimerait un projet collectif exemplaire. Pointblog a peut être râté ce rendez-vous. Je ne connais pas toute l'équipe, je sais que Gilles, qui a repris le flambeau est aussi un type sérieux à qui on ne la fait pas, les autres ont j'en suis sûr de la passion à revendre et, à mon avis, on ne leur fera plus. J'espère que tout ça servira de coup de fouet pour souder tout le petit monde autour d'une ambition. Pour ma part je cherche encore un lieu de référence pour suivre l'économie des nouveaux médias, pour l'instant c'est plutot dispersé…

Il y a deux façon de comprendre le phénomène Web 2.0: l’aspect communautaire où l’interaction avec l’utilisateur crée de nouveaux contenus et le développement de veritables “services en ligne?, au sens propre, l’aggrégation d’applications à distance qui rendent enfin tangible la notion de bureau virtuel. Netvibes.com appartient à la deuxième catégorie après avoir longtemps été source de malentendus pour ceux qui voyait surtout la signature web 2.0 dans l’utilisation de la technologie Ajax. Netvibes.com a bénéficié au cours des derniers mois d’un buzz particulièrement favorable. L’extrême facilité de mise en oeuvre et son interface spectaculaire de simplicité ont convaincu, d’ailleurs j’en suis même si je n’ai pas encore sauté le pas pour en faire ma page d’accueil par défaut.

Netvibes.com passe ainsi dans la phase 2 de son développement grâce à l’appui d’investisseurs privés dont Pierre Chappaz, Marc Andreesen (quand Tarik Krim, un des fondateurs de Netvibes, m’a appris avoir reçu un mail de lui, j’avoue avoir un peu douté, j’avais tort), Martin Varsavsky le fondateur de FON, et le fond Index Ventures. Lisez à ce propos les motivations de Pierre Chappaz sur son blog (?pourquoi j’investis dans Netvibes“). Beaucoup s’interrogent sur le modèle économique de ce service à défaut de pouvoir en critiquer la pertinence. C’est méconnaître la puissance et le potentiel d’une page d’accueil personnalisée. La plupart des grand portails doivent leur puissance à la simple attraction de leurs services de messageries électroniques qui à elles seules apportent la plus évidente des raisons de se connecter chaque jour. Un effet de fidélisation naturel que jalouse tous les services et sites en lignes.

Bien sur Netvibes.com évolue dans un univers encombré avec My Yahoo, My Msn et My Google, les deux derniers étant d’ailleurs trés proches en matière d’ergonomie. Sa force tient à mon avis justement à son indépendance qui lui permet d’aggréger les meilleurs services sans se préoccuper de leur allégeance: Writely, Del.icio.us, Yahoo et Google Mail (même si chez moi Yahoo Mail ne semble pas fonctionner), Ical, Flickr pour les calendriers et le tout dernier Box.Net pour le stockage en ligne, un vrai coup de maître sachant que les gros portails hésitent encore à fournir ce type de service de stockage. La plupart de ces services disposent ou disposeront de version premium payante et une plate-forme comme Netvibes leur apportera un flux naturel de recrutement de clients.

Pour le reste l’aggrégation de zones marchandes ou assimilées comme le comparateur de prix Kelkoo générera un flux régulier de “leads? payants et rémunérateurs pour Netvibes. En fait ce genre de plateforme est un véritable canon à envoyer des visiteurs puisqu’elle est constituée quasi exclusivement de flux (RSS, XML) choisis par l’utilisateur ou suggérés (la place sera-t-elle payante?) par ses concepteurs. Bref avec de tels investisseurs je n’ai pas trop d’inquiétude à imaginer la monétisation de ces flux de visites, avant même d’imaginer l’introduction d’espaces publicitaires…

Au passage j’imagine que l’arrivée de Pierre Chapaz sur Netvibes laisse supposer une interaction avec son futur service d’aggrégation de news façon communautaire Wikio.fr. Une bonne opportunité pour apporter un réservoir de lecteurs captifs alors que le marché des aggrégateurs de news s’encombre chaque jour un peu plus. reste à connaître la stratégie des investisseurs: développer? Vendre au plus offrant? Pour le moment Netvibes vient titiller aussi bien Google que Yahoo en relayant certains de leurs services, une façon de se placer dans leur radar…

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Une émission de la chaîne Direct 8 consacrée à l’avenir de le presse. C’est, Huit-Fi, à voir sur ZDNet.fr en différé. Avec Bruno Patino (Président du Monde interactif, auteur de la presse sans Gutenberg), Julien Jacob (DG de CNET Networks France - accessoirement mon patron – et président de l’OPA) et mes camarades Gilles Klein (Red chef de Pointblog.com) et Cyril Fievet (red chef du magazine Netizen). Emission de bonne tenue comme d’habitude.

A la volée une citation intéressante de Bruno Patino à propos de l’articulation web-papier: "une déclinaison papier qui s’adressera à un nombre limité de personnes mais de façon qualitativement plus élevée et un site internet de masse". Amusant aussi, c’est Gilles qui se fend d’une critique sur les limites du journalisme citoyen …

 

 

On en parle et on récupere le document chez Paul Kedrosky (dont la facture de bande passante a toutes les chances de devenir stratosphérique). La présentation occupe 95 slides et couvre tous les aspects de la stratégie: marketing, produit, finances, projections etc…

Pour les pressés Freddy Mini publie une bonne synthèse de lecture. D’accord avec lui, la stratégie est plutôt rassurante dans la droite ligne de ce que l’on peut connaître des premières années de Google . Je note au passage que la théorie de la “longue traîne? est désormais parfaitement validée dans différents slides consacrés aux différents annonceurs du réseau Google. Je note aussi que Google prévoit de développer des services à destination des producteurs de contenus et que même si une bonne partie de la stratégie est orientée vers les PME (SMB) l’association aux grandes marques est au coeur des préoccupations, big marketing as usual.

Evidemment on peut légitimement s’interroger sur la publication de ce document. La fuite est-elle organisée? Alors que Google vient de décevoir la bourse en annoncant un probable ralentissement de la croissance des revenus autour des mots clés, ce document arrive au bon moment pour éclairer les analystes sur la stratégie des prochaines années.  

Intéressante initiative du Washington Post qui en plus des fonctionnalités de Technorati (liens vers les blogs qui commentent un article) a décidé d’intégrer Del.icio.us. La fontion est intitulée "Tag this" et permet d’enregistrer et de partager le bookmark correspondant à l’article avec son titre et la source.

L’ensemble des fonctionnalités se présente sous la forme du bloc suivant,  inséré dans les articles. Autant les liens Technorati sont assez compréhensibles puisqu’il s’agit de titres de billets, autant la fonctionnalité de Del.icio.us me paraît assez abstraite pour le commun des lecteurs…

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