Facebook: la viralité au pas de charge

mai 28, 2007

Aujourd’hui, pour voir, mes premiers pas sur Facebook le réseau social qui monte. C’est Fred qui le dit, Freddy qui en rajoute, Techcrunch aussi. Par curiosité j’ai voulu expérimenter comment se construisait la viralité, exponentielle parait-il, sur Facebook. A titre non-professionnel je suis plutot prudent face aux réseaux sociaux en particulier à cause du risque de spam, par horreur absolue de Myspace, parce que je pense qu’il ne faut pas se disperser en matière de données privées,  parce que je suis marié. Enfin c’est tout comme…

Premières impressions: Facebook me donne l’impression d’être une sorte de MySpace sérieux, croisé de Yahoo 360 et Linkedin. MySpace parce que si on remplit au départ une fiche de sécurité sociale on se retrouve vite avec un mini blog remplit de tout et n’importe quoi. Yahoo 360 parce que les photos jouent un rôle central et parce qu’on lâche peu à peu tout plein d’informations privées sans s’en rendre compte. Enfin Linkedin parce que rapidement les liens se construisent autour des relations professionnelles et par le nom de l’entreprise (en fait pas si sûr mais dans mon cas oui). A noter ce détail assez choquant pour nous européens: nous sommes invités à préciser nos orientations politiques et religieuses dans notre profil!

Reste à comprendre la viralité: sans rien faire je me retrouve en effet ce soir  avec 7 "amis"! Comme pour MySpace le système est assez redoutable pour matérialiser de façon très artificielle des "amis". Alors que les listes d’amis sur MySpace sont à mon avis largement bidons  et exagérés le dispositif est ici plus subtil. En fait toute l’astuce repose sur l’autorisation que l’on donne à Facebook d’aller farfouiller dans notre messagerie électronique. Au moment de l’inscription on se voit ainsi proposer de chercher des amis … dans notre propre liste de contacts. Logique sauf que dans les messageries type Yahoo (la mienne) ou Hotmail il suffit d’échanger un message pour enrichir sa liste de contacts. Facebook puise alors dans une liste qui dépasse largement le cadre des relations proches. Si l’email ou le nom de la personne se retrouve quelque part sur Facebook, la voilà qui apparaît de facto dans notre liste "d’amis". (Maj: pas tout à fait de facto car on valide la liste ou chaque profil est précoché. On peut ensuite "inviter" les autres sur Facebook.)

Dans ces conditions on comprend comment la viralité se construit de façon exponentielle. Le système est ensuite assez intelligent pour que l’on trouve des raisons de préciser son profil, communiquer avec les "amis" et qualifier les liens. Le résultat est franchement impressionnant, on obtient une sorte de tableau de bord de sa propre vie d’où je comprend vite que certains sont enclins à piloter leur identité 2.0. Je m’interroge tout de même sur un point: si le résultat est spectaculaire, la majorité des utilisateurs de Facebook sont-ils réellement actifs. Rien n’est moins sûr même si le décor est conçu pour donner l’illusion du contraire. C’est tout le problème de ces réseaux qui se nourrissent avant tout de leur propre viralité: il y a toujours un profil à corriger, un message à envoyer, une requête à laquelle répondre ce qui produit autant de visites, de clics et d’animation apparente. Un système pyramidal parfait ou l’ego se transforme en produit marchand. Brillant…

(Note : au moment où je me disais que ce serait très fort de pouvoir y importer les notes de son blog j’ai découvert que la fonction existait. Bluffant!)

7 Responses to “Facebook: la viralité au pas de charge”

  1. Nicolo Says:

    "toute l’astuce repose sur l’autorisation que l’on donne à Facebook d’aller farfouiller dans notre messagerie électronique. Au moment de l’inscription on se voit ainsi proposer de chercher des amis … dans notre propre liste de contacts. Logique sauf que dans les messageries type Yahoo (la mienne) ou Hotmail il suffit d’échanger un message pour enrichir sa liste de contacts. Facebook puise alors dans une liste qui dépasse largemetn le cadre des relations proches. Si l’email ou le nom de la personne se retrouve quelque part sur Facebook, la voilà qui apparaît de facto dans notre liste “d’amis”."

    Cette ajout n’est pas automatique, à chacun de faire son tri, en fonction de ces vrais relations et de ses simples contacts…


  2. Exact mais tous les profils sont précochés par défaut, donc en un clic on bascule tous ceux qui ont été reconnus. On invite ensuite les autres, éventuellement. Ce n’est pas totalement automatique mais on ne demande pas non plus l’avis des intéressés (dans le premier cas).


  3. Confusion de ma part: on demande bien l’avis des intéressés (je viens de recevoir des demandes) donc la procédure est propre.

  4. Danielle Says:

    Entre les Plaxo, Facebook, Small World et LinkedIn, on finit pas ne plus savoir où donner de la tête !
    Finalement, celui qu’on utilise est-il celui qui rassemble les meilleures fonctionnalités ou celui qui rassemble le plus de nos contacts ? Pour ma part, celui où j’ai encore l’impression de recueillir des infos reste LinkedIn.


  5. Idem pour moi, Linkedin est assez efficace mais je sens bien que toute la perversité de facebook est de mélanger vie privée et vie professionnelle là ou Linkedin ne concerne que la seconde.

  6. Bertil Says:

    Je ne résiste pas à corriger le "exponentiel" un peu abusif — pardon ;)

    Sinon, la meilleure solution ne serait-elle pas de pouvoir être liée à ses amis quelque soit leur fournisseur d’accès (comme c’est déjà le cas pour le téléphone ou le courrier électronique) ? Paradoxalement, cette ouverture profiterait même au plus gros (MySpace), en lui ouvrant le bénéfice de laisser ses utilisateurs être liés à des membres de niches ("Tom is not my friend").


  7. [...] FaceBook LinkedIn+ MySpace= FaceBook chez Fred CavazzaFaceBook, la viralité au pas de charge chez Emmanuel Parody FaceBook chez Patrick TanguayS.O.S-les entreprises veulent votre profil chez Martin LessardOn [...]


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