Quelque chose me dit que le débat ne fait que commencer. Microsoft et ATT se sont opposés au rachat de Doubleclick par Google, situation plutôt paradoxale mais qui a conduit cette semaine à une audition devant une commission du Sénat US pour évaluer la question. Deux thèses s’affrontent: le rachat crée une situation monopolistique pouvant conduire à des manipulations des prix du marché (au détriment des annonceurs), côté Google on fait valoir l’ouverture du marché à de nouveaux acteurs, type PME, auparavant exclu du marché publicitaire.

 Il fallait s’y attendre et on n’a pas finit d’en débattre, la puissance de Google sera désormais une question politique. Non parce que Google se révèle une entité hostile mais parce que le contrôle de l’information est la clé du contrôle de l’économie, ceci depuis toujours. Curieusement pas de trace de cette audition dans les medias français.

Nous y voilà, la prolifération des séries TV sur les réseaux de diffusion à la Youtube réveillent les ardeurs des ayants droits, à commencer par les auteurs scénaristes. La colère gronde aux US, jusqu’aux menaces de grève. Ils considèrent que la diffusion des séries TV en ligne constitue une rediffusion sur laquelle ils peuvent revendiquer une rémunération. Côté studio on prétend (sans rire) qu’il s’agit d’initiatives promotionnelles. Certains épisodes sont de plus conçus exclusivement pour le web et  justifient selon les auteurs une rémunération supplémentaire.

Le conflit raconté par le LATimes.com (Enregistrement obligatoire)
Via Paidcontent

Après plusieurs mois d’incubation le site Obiwi.com est enfin ouvert. Après Agoravox.com, Rue89.com, Lepost.fr, Youvox.fr, Paperblog.fr et Cafebabel.com, dans la panoplie des sites participatifs ou dits de « journalisme collaboratif » ( le Pro-am) Obiwi vient remplir la case « magazine spécialisé ».  Caractéristique principale: une équipe professionnelle va encadrer les contributions éditoriales des lecteurs. Lesquels seront valorisés par un système de points selon la qualité et la fréquence de leurs contributions.

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 Il y a plusieurs façons de différencier ces projets éditoriaux. L’une d’entre elles consiste à mesurer la part des contributions des intervenants professionnels par rapport aux amateurs. Par exemple Rue89.com est entrainé par les articles des journalistes professionnels  quand Youvox et Obiwi s’attachent en priorité aux contributions des »amateurs ». L’autre consiste à juger du positionnement éditorial, actualité pure pour Rue89 ou Lepost, magazine pratique ou art de vivre pour Obiwi ou Paperblog. Au risque de décevoir je crois que le positionnement et la finalité du projet éditorial compteront plus que la cuisine interne des uns et des autres. La capacité à informer ou rendre service et s’attacher une communauté de lecteurs sera la seule mesure valable. Avec bien entendu la sanction économique.

A quelques exceptions notables ces sites ne sont pas concurrents entre eux, en revanche ils viennent tous à des degrés divers titiller la presse traditionnelle. Lepost face à 20Minutes ou Metro, Obiwi, Paperblog ou Youvox face aux magazines spécialisés (Maison, voyage, high-tech, loisirs). La question: leur modèle de production éditoriale et leur calcul économique serviront-ils d’étalon pour la presse professionnelle numérique des prochaines années.  En cas de succès j’en fais le pari, ils rejoindront tôt ou tard le giron des groupes de presse en voie de recomposition. La course ne fait que commencer.

Note: ma liste n’est effectivement pas exhaustive, en fait elle se borne à ce que je connais. D’autres sites existent sur un créneau similaire, par exemple Come4news.com, je les connais moins, à vous de compléter…

C’est prêt pour bientôt, l’iPhone sera chez Orange. Testé aujourd’hui sur SFR, ça passe aussi…
En attendant il serait temps qu’SFR sorte un forfait data illimité ou au minimum l’intègre dans ses forfaits de base sinon gare à la facture.

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 Désolé les photos ne sont pas très réussies …

Parfois nos lecteurs en disent plus que nous, même dans un simple commentaire. C’est le cas de Narvic (un pseudo, je n’en sais pas plus) qui réagissait à mon billet consacré à Arret sur Images. Je reproduis ici intégralement son texte sur les nouvelles fonctions de la presse, texte que je trouve remarquable.
(Le pro-am c’est le pied… ) 

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 “C’est une des grandes erreurs des journalistes de croire qu’on achete des articles.”
“Je pense que l’acte d’abonnement à toujours été un acte d’adhésion plus qu’un acte d’achat.”

Votre réflexion est intéressante et renvoie à d’autres usages, ou fonctions, de la presse “traditionnelle”, dont on peut se demander si elles ne sont pas profondément bouleversées par internet :

- la fonction miroir : je ne cherche pas tant à ce que la presse m’apporte des informations, des “nouvelles”, qu’elle ne me dise plutôt ce que je sais déjà. Ce qui contribue à me confirmer moi-même que j’ai raison de croire ce que je crois, et m’apporte éventuellement des argumentaires et des informations complémentaires. Ce qui m’assure également que les autres lecteurs de ce même média savent eux-aussi ce que je sais…

- De cette “fonction miroir” découle directement un second rôle, une “fonction communautaire” : la lecture de tel ou tel média renvoie à mon appartenance à une communauté. L’existence du média témoigne de l’existence de cette communauté, il me permet d’y adhérer, et de manifester ainsi publiquement mon appartenance.

Le média diffuse également, bien entendu, auprès de toute cette communauté, les informations qui lui permettent de vivre, de fonctionner, et lui assure une visibilité vis à vis de l’extérieur et un moyen d’expression dans le débat public.

- ces phénomènes jouent, bien entendu, d’autant moins que le médias est généraliste, et d’autant plus quand il est spécialisé et que son public est clairement défini et connu des lecteurs (définition géographique, dans la presse locale ou régionale, politique avec les journaux d’opinion, par groupe social (femmes, jeunes, vieux, diaspora étrangère, avant-garde, conservateurs, etc.) ou par centres d’intérêt (vie du rail, jeux vidéos…), etc.

Mais à ce régime, la quasi totalité de la presse écrite peut être considérée aujourd’hui, d’une manière ou d’une autre, comme spécialisée (le marketing dirait-là “ségmentation du marché”). Cette ségmentation est certes moins marquée, en France, dans la presse quotidienne nationale, car sa diffusion est trop réduite pour aller trop loin dans cette direction. Mais cette ségmentation est maximum dans la presse magazine, particulièrement développée en France. Au Japon, où la presse quotidienne atteint son développement maximum, la ségmentation joue à plein, avec des quotidiens qui s’adressent à des publics spécifiques.

Ces fonctions sont assez mal assumées par une partie de la presse française, qui persiste à s’affirmer “généraliste”, quand elle est manifestement très “communautaire”. La question se pose moins évidemment pour l’Humanité ou La Croix, qui “assument”, mais elle est aiguë pour Le Monde, Le Figaro et surtout Libération, qui ont bien du mal à “assumer” .

Ce journaux prétendent diffuser une information généraliste, objective, donc universelle, alors qu’ils constatent que leur audience est manifestement très ségmentée. On peut voir à ce sujet la crise de Libération, comme une crise de confiance d’une large partie de son lectorat traditionnel (environ 1/5e) qui “ne s’est plus retrouvée” dans “son” journal, ce qui suffisait à mettre en péril un équilibre économique très précaire.

Ces fonctions sont encore plus mal assumées par la profession des journalistes, dans sa volonté d’être polyvalente, généraliste, objective, et donc dans sa “prétention” à diffuser un message universel, de “service public démocratique”. Véritablement, une mission…

Cette mission autoriserait même les journalistes à intervenir dans le débat démocratique en concurrence avec les élus du peuple, voir en opposition avec eux, au nom d’un 4e pouvoir. On ne sait d’ailleurs pas très bien à quel titre et avec quelle légitimité démocratique les journalistes prétendent-ils à ce rôle !

Si ce n’est dans la mesure où ils se font porte-parole de l’opinion, ou d’une partie de l’opinion, que les élus ne représentent pas et n’entendent pas. Donc quand ils renoncent à l’objectivité et l’universalisme pour assumer une rôle de porte-parole… communautaire ! (Il n’y a rien de scandaleux ni de dégradant d’ailleurs à être un porte-parole de l’opinion. Mais dans ce cas, il ne faut pas donner de leçons d’objectivité, ni d’indépendance…)

On peut pourtant définir cette profession comme une compétence plutôt que comme une mission : la compétence dans le traitement de l’information (la sélection et la hiérarchisation des informations intéressant un public ciblé, la mise en forme de cette information en fonction des spécificités du médias utilisé).

Mais ce n’est pas la “culture” des journalistes français ;-) Et cela explique peut-être largement la difficulté de cette profession à “monter dans le train” d’internet.

Aucune rédaction française de presse papier n’a réussi “la révolution bimédia” promise par Serge July. Le succès du monde.fr, par exemple, n’est pas celui de la rédaction du monde, puisque le site est réalisé par une équipe complètement différente de celle du quotidien papier, qui n’est même pas logée dans les mêmes locaux. La coexistence de ces deux équipes, sous la même “marque”, pose d’ailleurs toujours des problèmes. L’expérience Lepost.fr “renie” même quasiment sa filiation avec la marque Le Monde, qui n’apparaît pas sur le site.

D’où vient cette difficulté ?

Peut-être de ce qu’internet propose aujourd’hui au public des moyens d’exprimer ces fonctions “miroir” et “communautaire” autrement plus efficaces que la presse traditionnelle ne sait le faire, et que l’on se passe largement des journalistes pour y parvenir…

Le blog, par exemple, remplit la fonction miroir de manière bien plus efficace que l’adhésion à un quotidien et la publication éventuelle de quelques “courriers des lecteurs”. Il offre un accès potentiel à une audience large, il le fait rapidement et quasiment gratuitement. Surtout, il le fait sans intermédiaire, sans médiateur.

Les réseaux sociaux, autre exemple, remplissent la fonction communautaire avec une puissance et une efficacité que n’ont jamais osé imaginer les médias traditionnels. Là encore, ils donnent accès rapidement, gratuitement, et sans intermédiaire, à une large audience potientielle, avec des possibilités de communication et d’interaction inconnues auparavant.

Peut-être les journalistes pourraient-ils jouer dans ces processus un rôle utile, en raison de leur… compétences. Encore faut-il qu’ils renoncent à leur… mission.

Le besoin de “techniciens du traitement de l’information” se fait en effet ressentir sur internet. Autant au niveau de la sélection et de la hiéarchisation d’une information qui se déverse désormais à profusion, alors qu’elle était rare jadis. Autant au niveau de la documentation de cette information (mise en perspective, mise en relation des informations).
Le journaliste comme “technicien du traitement de l’information” est certes en concurrence sur internet avec les algorythmes comme celui de Googgle, mais il peut (peut-être encore ?) apporter une valeur-ajoutée, à côté de ce qu’offre la machine…

Le besoin d’animateur de communauté se fait également sentir sur internet et le journaliste peut apporter aussi dans ce domaine une compétence utile. Même s’il s’agit là vraiment d’un nouveau métier, sa connaissance de l’audience et de son fonctionnement, sa connaissance des publics et de leurs spécificités, font du journaliste un bon candidat pour ce rôle nouveau…

Mais il ne reste évidemment plus aucune place dans cet avenir pour la “mission civilisatrice” du journaliste ;-)

Il ne reste pas plus de place, d’ailleurs, pour l’existence des grosses rédactions centralisées et fortement hiérarchisées de la presse traditionnelle, fonctionnant sur un principe de division fordiste du travail, calqué sur un processus de fabrication industriel, qui ne laisse guère de place à l’initiative, à l’interaction et à la réactivité…

Le métier de journaliste n’est peut-être pas mort, s’il s’adapte en profondeur. L’existence des grosses rédactions me semble en revanche fortement menacée.

Le problème me semble très mal posé actuellement, quand les journaux s’interrogent sur le modèle économique qui permettrait de maintenir sur internet les grosses rédactions “industrielles” (fort coûteuses) qui existent actuellement.

La question pertinente, à mon sens, est de savoir s’il y a réellement une place sur internet pour de telles structures ? Ne pas se demander “comment on va pouvoir les financer sur internet quand le papier aura disparu ?” mais plutôt “De telles structures servent-elles à quelque chose sur internet, ou bien existe-t-il des formes d’organisation plus appropriées ?”

Qu’en pensez-vous ?

Par Narvic

L’annonce suscite beaucoup de commentaires aujourd’hui, le NYTimes.com vient de mettre fin à son offre payante TimeSelect et bascule 20 ans d’archives en mode gratuit. La raison est simple en période de croissance exponentielle de la manne publicitaire le payant est un frein à la croissance de l’audience et des revenus du site. Moi qui ait prédit le retour du payant en 2007 j’ai l’air fin!  Pas brillant mais ce n’est que partie remise. Trois point méritent d’être rappelés:

- Contrairement à ce qu’on croit une très grande part des contenus du NYTimes est en accès libre (contre enregistrement gratuit) depuis longtemps
– Le choix des contenus réservés aux abonnés Timeselect etait très critiquable: les tribunes et du contenu premium limité.
– Le site est déjà très optimisé pour Google jusqu’à ses archives organisées en « topics« 

Pour ces raisons je ne suis pas persuadé que le passage au gratuit produise un effet aussi spectaculaire qu’on l’imagine. Il rafle déja l’essentiel de la visibilité sur Google news comme le montre le Google News report. Certes il progressera mécaniquement par un effet prolongé de la longue traîne mais dans un environnement trop concurrentiel pour faire exploser le compteur. En revanche il gagnera une grande souplesse pour ses développements futurs et dégagera probablement un budget non négligeable auparavant mobilisé pour la gestion et le recrutement des abonnés.

Sur le fond même si la décision ravit la plupart des commentateurs (et comme lecteur je m’en réjouis aussi) elle me paraît discutable dans la mesure ou l’existence d’un lien financier avec le coeur du lectorat constitue une barrière d’entrée stratégique vis à vis de nombreux concurrents. Surtout c’est un élément important de la qualification de l’audience alors que le marché reconnaît désormais que l’avenir n’est plus à la course à l’audience mais à la hausse du revenu par utilisateur et le ciblage. Sur ce point l’obligation de s’enregistrer constitue sans nul doute une contrepartie suffisante mais il y a fort à parier que l’arrivée d’une audience non fidelisée conduise à une baisse du CMP moyen. Un point déjà soulevé par le Wall Street Journal dans l’hypothèse de son passage au gratuit. Pas simple.

La question au fond n’est pas de savoir si la perte des revenus de l’abonnement sera compensée (elle le sera mais certainement pas celle des revenus du papier) mais si l’opération permet d’accroitre le revenu par lecteur. Rien n’est moins sûr.

> Lire la synthèse sur Editors Weblog et la réaction mitigée de certains sites payants
> La lettre aux lecteurs

Au départ je ne souhaitais pas en rajouter sur cette mini polémique blogosphérique mais à y réfléchir et à lire le billet de Pierre Chappaz et celui de Vinvin (qui tape juste)  je me dis qu’il y a quelque chose à défendre dans cette histoire. Donc j’ai payé pour soutenir ce projet éditorial d’un site qui prolongera autrement la vie d’une émission de critique des medias.  Je préfère le dire tout de suite, comme d’autres, je n’adhère pas forcément au choix d’inscrire ce projet dans une forme de ressentiment et de règlement de compte. A vrai dire peut être parce que je n’ai pas trop d’illusions sur cette idée d’un service public refuge de toutes les audaces.

Je ne prétends pas non plus à l’objectivité puisque j’ai moi même collaboré à Arrêt sur Images il y a plus d’une dizaine d’années et j’en tire une indécrottable fierté. Il se trouve aussi que début août j’ai rencontré Daniel Schneidermann pour discuter de certains aspects économiques et éditoriaux de ce projet. Je ne sais quelle forme prendra finalement cette nouvelle version mais sur le fond je pense que l’initiative est assez intéressante pour être soutenue pleinement. La critique de Vinvin est justifiée parce qu’elle relève quelques incohérences de communication mais il me semble que l’intention est sincère et ne mérite pas ce procès (surtout de Vinvin qui a précisément tiré les premières leçons sur les limites de la rémunération par la publicité).

L’erreur serait, je crois, de ramener cette initiative à l’interminable débat du contenu payant/gratuit qui agite le monde de l’édition. Je doute fortement de la capacité d’un tel projet à s’autofinancer par la publicité, j’ai partagé ces doutes avec Daniel et proposé quelques pistes de développement. Daniel croit en l’abonnement, nul ne sait ce que cela donnera mais son choix est cohérent et fondé. Pourquoi? Parce l’enjeu n’est pas ici de lancer une sorte d’émission à péage mais d’authentifier la dimension communautaire du projet. Sur ce plan l’initiative m’intéresse et nous concerne tous.

Il y a un procès qu’on ne pourra jamais faire à Arrêt sur Images c’est celui de n’avoir pas compris très tôt l’intérêt de construire un projet éditorial en prenant en compte l’engagement des internautes. On ne peut lui repprocher d’aller jusqu’au bout de l’aventure en leur demandant de s’engager financièrement pour garantir la pérennité du projet et son indépendance. On peut être sceptique, critiquer le projet, mais l’initiative doit aussi nous interpeller alors que l’on cherche tous un second souffle pour la presse en ligne.

Il ne s’agit pas ici de payer pour acheter des contenus, mais de payer pour adhérer à un projet. Une démarche courante Outre-Atlantique, plus rare en France précisément parce que l’on attend du service public une improbable omnipotence. Je ne crois pas que la publicité financera jamais tous nos projets éditoriaux, parce que la publicité à ses règles impitoyables qui privilégient certains choix. Et ce n’est pas la prolifération des « billets sponsorisés » sur les blogs les plus respectables qui me fera penser le contraire. L’ogre dévore tôt ou tard ses enfants. Certains projets éditoriaux ne sont pas « bancable« , il est donc logique d’explorer d’autres voies.

Et bien payons, non pour soutenir un projet humanitaire, mais parce que dans certains cas c’est l’aboutissement de l’engagement des internautes. Je pense fermement que c’est même la véritable évolution de la notion d’abonnement à un média. Peut-être même que cela a toujours été. On s’abonne non pour acheter le droit de lire ou de voir mais parce que l’on manifeste son adhésion au média (attention rien à voir avec l’abonnement au câble ou au satellite). Pour cette raison cette initiative isolée est aussi l’expérimentation d’une nouvelle approche du payant. La seule qui vaille la peine, peut être.

> pour s’abonner à Arrêt sur Images c’est ici

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