Presse: la question de la fusion des rédactions

J’ai déjà eu l’occasion de dire que la question de la fusion des rédactions (papier et en ligne) était souvent abusivement mise en avant comme LA réponse aux enjeux industriels de la presse.  L’annonce récente du FT.com (une nouvelle fois…) relance le débat et suscite des arguments plus précis. Je passe sur la notion de bimédia, hors sujet, puisqu’on est déjà bien au delà de cette notion au profit d’un « multi-média » enfin assumé. La question est moins en effet de mettre en avant le Web comme plateforme de publication que d’adapter la chaîne de production aux exigences des contenus numériques et de penser « multi-média » afin de servir des vecteurs de diffusion toujours plus nombreux.

J’ai relevé quelques billets intéressants sur le sujet:
> « DOW JONES WILL INTEGRATE ON AND OFF LINE NEWSROOMS OF THE WALL STREET JOURNAL » (What’s Next: innovations in Newspapers blog)
> Le memo interne du Wall Street Journal décrivant la stratégie de fusion des rédactions (Poynteronline)
> Un billet brutal, à son habitude, de Jeff Jarvis sur BuzzMachine: » Who’s in charge here« . Lire surtout les commentaires qui abordent des sujets rarement traités publiquement comme la question des équipes commerciales ou le management des équipes.
> Sur MediaCafé de mon camarade – toujours bien informé – Jeff Mignon, la pratique du multimédia au sein du New York Times
> Les questions/réponses du directeur adjoint des rédactions du NYTimes.com
> L’annonce du Guardian.co.uk (enregistrement gratuit mais obligatoire) analysée sur MediaCafé
> Le billet de Roy Greenslade toujours sur le Guardian.co.uk: « Who should run papers – print guys or online guys? « , plus mesuré que ne le laisse entendre le titre…
> « Priorité au web: la contamination? » par Benoît Raphael, Responsable des stratégies Internet du groupe Dauphiné Libéré.
> « Newspapers, Who’s In Charge? The Non-Customers » billet de Michael Urlocker (consultant spécialiste es innovation et technologies) qui fait suite à celui de Jef Jarvis cité plus haut et qui nous rappelle quelques vérités brutales, en particulier le risque de focaliser sa stratégie sur la préservation d’un lectorat acquis… J’aime bien son idée que c’est « l’Iceberg qui dirige le Titanic ». A lire pour comprendre…
> Enfin relire le discours de Rupert Murdoch à l’American Society of Newspaper Editors. Toujours étonnant quoiqu’on pense de NewsCorp …

Je retire de ces lectures moins l’idée d’une polémique que celle d’un enjeu de management des équipes et de redéfinition des objectifs. C’en est presque banal … 

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