iTunes sans DRM, on y a presque cru!

Je ne suis pas un spécialiste du marché de la musique en ligne, comme beaucoup j’ai cru à l’annonce de l’abandon des DRM par Apple/iTunes. C’est raté, le pot aux roses a été révélé. Lire l’excellent résumé de cette entourloupe par Philippe Astor qui explique comment les informations personnelles sont fixées dans les fichiers musicaux. Cela confirme une chose, l’argument des DRM comme solution de sécurisation a toujours été une plaisanterie, leur vraie raison d’être est la collecte de données marketing.  

C’est d’ailleurs tout le secret de Lastfm bâtie autour d’une bonne vieille technologie de spyware. Au détail près qu’on ne peut parler de spyware puisque l’utilisateur donne son autorisation pour être espionné. Tout ceci me conforte dans l’idée que l’ensemble de l’industrie numérique de la mouvance web 2.0 fait reposer son modèle économique sur l’exploitation des données personnelles. Quelque chose a du m’échapper sur l’évolution des mentalités au cours des 2 ou 3 dernières années, comment le spyware est-il devenu une valeur cool ?