Facebook vaut-il 15 milliards de dollars?

Pas si simple, Ballmer semble beaucoup plus prudent que la plupart des analystes: » la valorisation de Facebook doit encore être déterminée » a-t-il expliqué à Reuters. On compare souvent l’accord à celui de Google avec Myspace mais il ressemble plus à celui de Google avec AOL, ce dernier ayant été occulté par le premier. A l’époque, en 2005, on en avait déduit une valorisation d’AOL à 20 milliards de dollars. Qu’en reste-t-il? L’action de Time Warner était à 18$, elle est désormais légèrement inférieure. Pas d’effet majeur, deux ans plus tard. On ne connait pas non plus les détails de l’accord avec Facebook. Un accord habilement commenté par Didier Durand (sauf qu’à mon avis la commission de Google est plus près de 10% que de 20%) qui montre, comme pour AOL, qu’il s’agit plus de s’assurer une part de marché.

Maj 14/11/07:  bien vu Techsoapbox, la valorisation de 15 milliards est un fantasme. L’investissement intègre une participation et un accord commercial plus ce qu’on ne sait pas… Bref Scénario semblable à l’accord avec AOL comme je le pressentais. Maintenant il va falloir vivre avec des centaines d’articloes de presse et de conférenciers qui débuterons par « Facebook, recemment valorisé 15 milliards de dollars… »

Voir aussi l’analyse de Freddy.

Départ des Echos, retour chez CNET

Ironie du sort, j’ai quitté les Echos pour retourner chez CNET Networks aujourd’hui, le jour où la vente du quotidien à LVMH semble désormais acquise. Aucune cause à effet, strictement. Je souhaite mes meilleurs voeux à mes camarades des Echos pour qu’ils préservent l’indépendance de la rédaction. N’en déplaise aux critiques, Les Echos sont une exception dans la presse française, une exception qui tient en un mot: rentabilité. Web compris. Ca vaut bien une messe … et quelques exigences de ses salariés. Une vente qui s’accompagnera, je l’espère, d’une phase d’investissement nécessaire pour assurer la transition indutrielle. Comme disait Jean-Paul, « n’ayez pas peur »…