Les medias de 2028
février 20, 2008
Peu de temps pour bloguer en ce moment mais pour respecter la règle du Web 2.0 qui veut que les usagers s’autodistribuent me voici en vidéo. Je suis interrogé par des étudiants de l’ESCP-EAP dans le cadre d’une excellente série d’entretiens de professionnels de la profession qui tentent de se projeter dans l’industrie des medias des vingt prochaines années.
Pour tout dire je suis très agréablement surpris par la qualité de ces entretiens menés avec une grande sobriété de style, où chacun prend le temps d’expliquer simplement et tranquillement sa vision ou ses doutes. Surpris aussi de voir à quel point les idées des uns et des autres concordent.
A voir aussi (cliquez sur les images):
> Christophe Agnus du groupe Mondadori (amusant on dit la même chose avec des mots différents)
> Eric Mettout, L’Express.fr (excellent, beau parcours radio, BD, presse – Si, si Eric il y a des “pure players” qui fonctionnent…)
> Benoït Raphael, LePost.fr (qui nous refait le coup du paysan des montagnes mais sans accent – coucou Benoît…)
> Frederic Schlesinger, France Inter
> Gerard Louvin, Louvin Productions (toujours plein de projets)










février 20, 2008 at 11:27
ah… ça fera plaisir à mes étudiants
février 21, 2008 at 6:22
“Surpris aussi de voir à quel point les idées des uns et des autres concordent.”
Quand on tient des propos d’un tel conformisme, pas étonnant qu’on s’accorde. Les propos que vous tenez sont les mêmes que ceux que Morandini a tenu à propos des journalistes amateurs sur le web, à savoir Morandini et sa clique sont les seuls à faire du journalisme, et le reste c’est pour épater la gallerie.
Dans votre entretien, vous dites que ce qui existe aujourd’hui n’existait pas il y a dix ans. C’est faux. Le meilleur exemple est DoubleClick. L’étendu de son réseau publicitaire a permis d’exploiter le ciblage via les cookies. D’ailleurs, DoubleClick a poursuit le raisonnement jusqu’au bout enfinissant par racheter la consobase Abacus, et cela a été dénoncé. Mais sur le principe, ce que l’on voit aujourd’hui n’est qu’un dérivé (dans le meilleur des cas) des cookies utilisés à travers les sites pour faire du ciblage. Et donc, pour revenir à vos propos, cela existait il y a dix ans. A votre avis, pourquoi Google veut acheter DoubleClick?
février 21, 2008 at 6:26
Je me permets par ailleurs de vous passer cet excellent article d’Eric Klinenberg, “Les bénéficiaires inattendus du miracle Internet.”
http://www.monde-diplomatique.fr/2007/01/KLINENBERG/14333
qui en dit long sur la caractère pseudo-novateur des nouveaux médias.
février 21, 2008 at 9:13
Truismes, lieux communs, idées reçues, La Palice… Heureusement que ce ne sont pas ces gens là qui précisément “décident” de l’avenir des médias !
février 21, 2008 at 10:07
@Louis : pouvez-vous expliquer ce qui vous choque dans les propos? Truismes peut-être mais justement je trouve qu’on assiste à des témoignages plutôt prudents et réalistes à défaut d’être trés originaux, on n’est pas dans l’ambiance Neteconomie 1.0.
février 21, 2008 at 10:17
@Stephane: ah non vous n’allez pas me comparer à Morandini ! Quand je dis que ce dont on parle n’existait pas il y a dix ans je parle de la façon de concevoir des sites medias, ce qui est mon métier. C’est un peu caricatural mais c’est surtout pour dire que la réflexion sur le sujet a terriblement évolué et qu’il est difficile de se projeter dans l’avenir (ce que dit autrement Agnus d’ailleurs, qui lui aussi était justement dejà là il y a dix ans).
Maintenant tout n’a pas été inventé depuis moins de dix ans je vous l’accorde volontiers.
Quant à Doubleclick je ne vois pas trop en quoi c’est contradictoire avec mes propos. D’ailleurs en matière de ciblage je ne pense pas qu’on parle non plus de la même chose, le ciblage comportemental n’a rien à voir avec ce qu’on pratiquait il y a dix ans (mais on en parlait c’est sûr).
En entre ce qu’on disait il y a dix ans et ce qu’on faisait réellement à cette époque il y a aussi une bonne marge
Pour l’anecdote le premier patron de Doubleclick France était l’ex directeur commercial de ZDNet.fr.
février 21, 2008 at 10:24
@Stephane bis: concernant l’article du Monde Diplo, sachez (et je l’ai écrit) que je partage entièrement l’idée que derrière l’enthousiasme général devant les technologies ce cache une fracture numérique aux conséquences incalculables. Car cette fois ce n’est pas seulement l’éducation qui est en question mais les moyens d’accéder au savoir qui tendent à devenir inaccessibles.
Bref ne croyez surtout pas que ces préoccupations soient absentes de notre réflexion et pour connaitre assez bien certains des intervenants cités dans mon billet je sais qu’ils partagent aussi ces interrogations.
février 21, 2008 at 12:58
@ Emmanuel, mea culpa: je parlais évidemment des pure players d’info-géné, qui sont ma partie. On sait depuis Wired, et ça ne date pas d’hier, qu’en matière de culture numérique, en revanche, Internet a déjà tué le papier.
février 21, 2008 at 1:07
Aucun soucis Eric. Je taquine, le point c’est qu’il n’y a pas le même problème ou la même solution applicable pour l’ensemble des medias. La question d’ailleurs est la meme pour le débat gratuit/payant, le montage a coupé une bonne partie de ce que je disais à savoir que la question critique se posait pour les medias d’infos généralistes mais que le gratuit fonctionnait pour l’info spécialisée.
mars 4, 2008 at 9:01
[...] en leur posant la question des médias dans 20 ans. Retrouvez ci-dessous le point de vue d’Emmanuel Parodi du groupe CNET. Il aborde notamment la question des usages. Un média ne s’impose que [...]
mai 21, 2008 at 1:46
[...] effet, un éditeur ne peut pas accepter que son article indéxé sur Wikio soit mieux référencé sur Google que [...]
juin 1, 2008 at 12:46
Emmanuel,
Merci pour ce post.
Je viens d’écouter quelques unes des interviews. C’est vrai qu’il y a ue certaine prudence et un principe de réalité.
Il y en a une qui me semble très pertinente, c’est celle de de la Villardière qui parle de marques qui deviennent média.
A écouter en suivant l’url de l’école qui t’a interviewé.
Best
juin 29, 2008 at 8:51
[...] y a quelques mois, un (désormais ex) collègue de travail faisait la remarque via son blog qu’il était de tradition, dans le web 2.0, de “s’auto-distribuer” [...]