Copiepresse contre Google: jugement confirmé

septembre 23, 2006

Pour mémoire voici la capture d’écran de Google.be aujourd’hui qui, suite au rejet de l’appel, a publié le texte du jugement. Copiepresse qui représente les intérêts de la presse belge, a finalement obtenu une première victoire. Le texte est d’ailleurs assez intéressant, au delà de Google News on y parle du cache, on y désigne le point sensible de la presse: la vente d’articles et les archives payantes. Tout ceci alors que Google va proposer aux éditeurs un service destiné à la commercialisation de ces mêmes archives. Un beau gâchis. Beau gâchis pour la presse belge désormais déréférencée et beau gâchis pour Google qui paye ainsi sa politique d’opt-out maladroite (je me sers, et si tu n’es pas d’accord tu peux le dire…).

MAJ: le jugement confirme l’ordre de publication judiciaire mais n’est pas un jugement sur le fond. Prochain rendez-vous pour débattre du fond du dossier le 24 novembre prochain.

J’oubliais la cerise sur le gâteau: impact visible cette semaine  +5% de trafic en provenance de Google.be pour un quotidien économique français…

La publication judiciaire sur Google.be aujourd’hui:
cliquez sur l’image pour lire le texte

google-copiepresse-lawsuit-mini.gif

2 Responses to “Copiepresse contre Google: jugement confirmé”


  1. [...] MAJ 22/09/06 : jugement confirmé en appel. Voir le texte et le détail ici  [...]

  2. Benoît Says:

    La presse belge ne comprend manifestement rien au fonctionnement d’Internet. Le grand avantage du format numérique, c’est qu’on n’est plus encombré par une masse de papier.

    Cela a une autre conséquence : le surfeur peut librement choisir les sujets qui l’intéressent et lire uniquement les articles en relation avec ces sujets. Dès lors, le format numérique peut intelligemment être utilisé pour chaque article séparément.

    Au lieu de cela, la presse en est toujours au vieux concept, selon lequel le format numérique doit correspondre à l’entièreté du format papier correspondant. Absurde, puisqu’il suffirait de mettre en ligne la table des matières d’un numéro et quelques articles gratuits pour faire de la promotion.

    En ce qui concerne les articles non gratuits (et ce sont généralement ceux qui ont demandé le plus de travail de la part des journalistes), le fait de pouvoir sélectionner les articles en fonction de ses centres d’intérêt et de payer uniquement pour ces articles serait la preuve indéniable que les éditeurs se soucient de respecter la volonté des lecteurs.

    En ce qui concerne les articles gratuits, il est complètement absurde de les transformer, à un certain moment, en articles payants, intégrés au reste des archives. Une fois qu’un article est offert gratuitement sur le Net, rien ne peut empêcher sa diffusion et sa re-diffusion, ce pour autant que la source soit mentionnée.

    En l’espèce, Google a toujours mentionné ses sources et le fait que les articles étaient accessibles dans le cache, avec indication de la source, est pleinement respectueux du caractère gratuit de ces articles. Si Le Soir ou d’autres journaux estiment qu’ils n’ont pas les capacités de stocker indéfiniment sur leur site les articles gratuits, il est clair que Google en a parfaitement les moyens.

    Si vous vous mettez à la place d’un lecteur qui a lu en 2001 un article gratuit très intéressant sur Dutroux par exemple et qu’il veut le relire aujourd’hui en 2006, au moins c’était possible avant cette stupide procédure en justice. Quelqu’un de sensé qui a lu en 2001 un article gratuit ne paiera jamais en 2006 pour relire le même article.

    Mais l’absurdité ne s’arrête pas là : en voulant interdire les “liens profonds” et en voulant se faire payer pour d’anciens articles gratuits, les éditeurs sont en train de scier leurs perspectives d’avenir.

    Dans 50 ans, le format papier n’existera plus et tout sera numérique. Les édieurs auront l’air fin quand ils constateront que beaucoup de lecteurs préfèrent s’abreuver aux sources anglo-saxonnes.

    La presse belge méne un combat d’arrière-garde et sa victoire (? provisoire) contre Google est une victoire à la Pyrrhus. Vraiment, existera-t-elle encore dans 50 ans si elle n’évolue pas en fonction des nouvelles habitudes, celles des surfeurs sur le Net ? Je ne le crois pas.


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